Les générations ont bien évolué depuis prés de 80 ans. L'éducation a sûrement une place aussi importante dans les familles, mais ne se pratique plus de la même manière (nous pouvons la qualifier de moins rigoureuse). On peut aussi voir, à l'heure actuelle de grandes différences selon certaines familles ou différentes cultures.
L'apparition de la télévision dans tous les foyers marque, au début de Disney, un enclin important au développement de la société. Il est du notamment à la hausse de la demande des programmes d'animation pour les plus jeunes, destiné à un usage domestique. L'exigence apparait rapidement de la part du télespectateur.
On note aussi l'évolution de la femme en 70 ans dans la société. Elle revendique son statut et se rebelle au monde qui la rabaisse. Comme le note Jean-Paul Sartre dans les Mains sales (1948), à propos des femmes : " A moitié victimes, à moitié complices, comme tout le monde." Autrement dit, les habitudes, les mentalités, les préjugés se modifient avec lenteur et la femme pérennise les rôles traditionnels masculin/féminin.
Cet héritage, la femme doit le subir durant des siècles : longues périodes de résignation, d'ignorance, où la femme dans la société la confine à un rôle de mère et d'épouse. Totalement dépendante financièrement, socialement, elle est soumise à ce destin qu'elle n' a pas choisi. Elle appartien tout d'abord au père, puis au mari. Cependant, de profonds changement se dessinent au XXe siècle. Et c'est à l'aide des héroïnes mises en lumière par Disney que nous pouvons suivre l'évolution du statut de la femme.En effet son statut passe de femme soumise à femme moderne. Elle acquière de l'assurance, veut être l'égal de l'homme et devient exigente quant au choix d'un mari.
Par la force des choses, les générations évoluent, et bien heureusement.
ll est important de rappeller que les premières productions de Walt Disney s’inspirent de célèbres classiques de la littérature. En effet, Blanche neige (1937) est l’héroine du roman des frères Grimm, pinnothère (1940) est le personnage du fameux écrivain iralien Carlo Collodi, Cendrillon (1950) a été imaginée par Charle Perrault, Lewis Carroll, est l’auteur de Alice au pays des merveilles(1951) ou encore La belle au bois dormant (1959) de Charles Perrault.
Il est également important de savoir qu’à partir de 1960, les personnages importants de la littérature seront peu présents dans les productions de Walt Disney. Il y aura certes quelques longs métrages inspirés d’importants classiques comme La petite sirène de Hans Andersen mais l’ensemble des productions ne s’inspirent d’aucun chef d’œuvre littéraire important.
Les morales des productions Walt Disney ont également évolué. En effet, les premières productions avaient une forte visée morale en présentant des héros toujours irréprochables, emplis d’amour et de bonté. Blanche neige et Bambi(1942) en sont l’exemple parfait, ces deux héros sont des personnages doux et innocent toujours prêt a aider leurs prochains.
A l’image des fables de la Fontaine, le spectateur tire toujours une morale des premières productions Disney: l’importance de dire la vérité pour Pinocchio, l’exemple parfait du triomphe du bien sur le mal pour Blanche Neige (le mal ne mène qu’à la laideur et à la mort avec la transformation de la belle mère de blanche neige en vilaine sorcière).
Mais aujourd’hui, les productions Disney se sont quelques peu vulgarisées, le héros est loin d‘être idéal et présente même plusieurs défauts: Nous suivons l’aventure d’un voleur dans Aladin ( 1996), celle d’un empereur mégalo comme Kuzko (2000) ou encore l ‘épopée d’une bande de monstres dont la principale activité consiste à faire hurler les enfants de frayeur dans Monstre et compagnie( 2001).
Enfin L’étrange noël de Monsieur Jack présente un personnage inquiétant, un épouventail squelettoïde du nom de Jack. Ce dernier habite dans la ville d’Halloween, peuplée de gens bizarres ayant un goût prononcé pour les farces macabres. Ce film vient à l’encontre des productions auxquelles Walt Disney nous a accoutumé. A la place des couleurs pastelles et des formes arrondies, nous retrouvons des paysages sombres et angoissants et les héros ont toutes les caractéristiques d’un anti héros.
La morale des productions Walt Disney, n‘est pas la seule à avoir évoluée, l’image de la femme a également changé. Dans les premières productions de Walt Disney, par exemple Blanche Neige et Cendrillon,(1950) nous retrouvons deux jolies jeunes femmes, belles, dociles et innocentes, prisonnières de leur méchante belle mère, et malgré leur statut social élevé, celles-ci sont vouées au tâches ménagères et ne disposent d’aucun répit. Elles sont cependant présentées comme la femme idéale de l ‘époque, c’est-à-dire douce, docile et parfaite ménagère.
Il faudra attendre les années 1990, pour retrouver une femme qui casse quelque peu ce statut, comme par exemple Ariel, l’héroïne de la petite sirène qui va s’opposer à la décision de son père en abandonnant sa voix pour des jambes afin de rejoindre son amant. Idem pour "Jasmine", héroïne d’Aladin qui est une princesse en quête d’indépendance et qui va s’opposer au protocole du mariage forcé.
Enfin, la princesse Merida dans le film Rebelle vient totalement à l’encontre du stéréotype de la femme parfaite présentée dans les premiers longs métrages Disney. Cette jeune femme, un peu garçon manqué arbore d’épais cheveux roux et s'indigne devant les traditions familiales et refuse le cursus qui l'attend en n'acceptant pas de se marier à l’un des héritiers du clan du royaume.